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Ne pas laisser le temps à son corps de mâcher et savourer les aliments a des conséquences non négligeables pour la santé. Une étude japonaise s’est penchée sur les effets à long terme d’une alimentation trop rapide. Les résultats concernent à la fois le syndrome métabolique et la prise de poids.

Que se passe-t-il lorsque nous mangeons rapidement ? © iStock

Avez-vous avalé votre repas du midi en moins de dix minutes ? Et ingurgité la moitié d’une fondue savoyarde le soir, pendant que votre enfant prenait sa douche ? Manger trop vite n’est pas une habitude saine. Mais nous avons beau le savoir, notre quotidien prend parfois le dessus. Résultat : nous gobons un burger dans la voiture pour gagner du temps, ou une assiette de spaghetti devant notre écran. En somme, nous prenons l’habitude de manger à toute vitesse, en regardant à peine ce qui se trouve dans notre assiette.

Pour nous aider à prendre conscience du processus que nous faisons subir à notre corps lorsque nous consommons des aliments rapidement, le site Reader’s digest cite une étude japonaise menée sur 1 083 adultes et publiée par la revue Circulation. Les volontaires ont été divisés en trois catégories selon la rapidité de leur coup de fourchette : lent, normal ou rapide. Ils ont également répondu à un questionnaire au début de l’étude, concernant leur régime alimentaire, leur activité physique et leurs antécédents médicaux.

Santé et poids

Cinq ans après ce premier entretien, les participants à l’étude ont effectué un nouveau test. Près de 84% d’entre eux souffrait du syndrome métabolique, c’est à dire d’au moins trois facteur de risque comme l’obésité abdominale, un taux très bas de bon cholestérol, des triglycérides élevés, une hypertension artérielle ou de l’hyperglycémie. Les personnes qui mangeaient rapidement étaient 89 % plus susceptibles de souffrir du syndrome métabolique que celles qui mangeaient lentement et normalement.

Les mangeurs rapides ont également pris plus de poids, et leur taux de glycémie était plus élevé que les personnes qui mangeaient lentement. « Quand les gens mangent vite, ils ont tendance à ne pas se sentir rassasiés et sont susceptibles de trop manger « , déclare Takayuki Yamaji, auteur de l’étude et cardiologue à l’université Hiroshima, au Japon. « Manger vite provoque une plus grande fluctuation du glucose, ce qui peut conduire à une résistance à l’insuline. » De précédents travaux confirment d’ailleurs ce lien. Mâcher les aliments plus longtemps permettrait d’ailleurs de brûler des calories. Et si on prenait plus de temps pour la pause déjeuner de demain ?

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A propos de l'auteur : Para Lumières
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